Arbre d’azur en Eden

esir

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De ce que produit l’arbre, Ève fut désireuse ;
Les beaux fruits interdits lui semblaient des joyaux.
Elle n’avait plus soif des sources ni des eaux,
Ni ne l’ont attirée les plantes savoureuses,

Le serpent courtisa cette Dame amoureuse,
Ève toujours assise aux endroits les plus beaux ;
Elle sentit d’Amour la flèche et le flambeau,
Bien facile lui fut la faute monstrueuse.

À se tromper soi-même, on est souvent vaincu ;
Elle vint s’échauffer à ce feu jamais vu,
Comme auprès d’un miroir se vient prendre une oiselle.

Le serpent lui disait qu’elle était jeune et belle,
Et que son coeur gentil d’Amour serait ému
Comme en un grand brasier se perd une étincelle.

Cochonfucius

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