Les trois aéronautes

blood-rose-fall-ground.jpg

Photographie anonyme

Le pissenlit d’avril offrit trois parachutes,
Faisant, sous le soleil, voler trois acariens.
Le premier atteignit les sables sahariens,
Et, dans une oasis, devint joueur de flûte.

Le deuxième acarien, que l’effort ne rebute,
Fit des acrobaties dans le ciel sibérien.
On l’a félicité, il a dit : « Ce n’est rien,
Un puissant tourbillon m’a pris dans ses volutes ».

Le dernier acarien a parcouru deux mètres
Et s’est trouvé piégé au bord de ma fenêtre,
Pris par une araignée avec du fil collant.

Ce troisième larron fit le plus fier poème,
Disant : « Sur mon tombeau, n’offrez nul chrysanthème ;
Je reste, pour toujours, un acarien volant ».

Cochonfucius

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s