Noirceur et blancheur

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Le papier blanc, le noir poème,
Blanche la nuit et noir le jour,
Noirceur et blancheur sont les mêmes ;
Tantôt blanc, tantôt noir, l’amour.

Quelle nuance est la première ?
Quel ton béni ? Quel ton maudit ?
Blancheur sombre, obscure lumière,
Clair enfer et gris paradis.

Aucun des deux n’aura ma haine,
À vivre ils savent m’inciter ;
Le noir Pâris, la blanche Hélène,
Leurs deux destins sont enchantés.

Cochonfucius

 

En réponse à « Aristocratie du balai »

inmzpie

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Les beaux chevaliers-nettoyeurs
Ont trouvé, chez leur pourvoyeur,
De nobles instruments : ce qui
Contente aussi leur employeur.*

Ils rêvent d’avoir un broyeur,
Toujours : « Retour à l’envoyeur »,
Est la réponse du Marquis,
Quand il vient sur le convoyeur.

Pierrette

*Cochonfucius

Dame estivale

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Cette dame cultive un jardin sans pareil
Où nous voyons fleurir des plantes inconnues ;
Car il est lumineux, traversé d’avenues
Et de petits sentiers que baigne le soleil.

Une aragne bâtit sa construction ténue,
Un arbre plein de sève offre ses fruits vermeils ;
Un vieux chat se prélasse et se livre au sommeil,
Un corbeau dit un mot sur une branche nue.

Saison après saison, le jour succède au jour,
Le temps à toute chose inflige sa morsure ;
Une fleur s’abandonne à son paisible amour.

Or, de ses lendemains la dame n’est pas sûre ;
Que dit le noir corbeau de son étrange voix,
Lui qui de l’univers a deviné la loi ?

Cochonfucius