Découvreuse

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La sirène capture une improbable épave ;
En figure de proue, elle monte à l’étrave
Et se laisse conduire, au hasard des courants,
Au hasard de la mer et des souffles errants.

Elle avance longtemps sous la lune d’hermine ;
De lumières d’antan les vagues s’illuminent.
— Sirène, parvenant à ta destination,
Comment le sauras-tu ? Je pose la question.

— À ma destination ? Barde, je n’en ai pas ;
Comme les vagabonds qui hasardent leurs pas,
Je mène par ces lieux mon éternelle fuite,
Ainsi que ce poème où les mots vont sans suite.

Cochonfucius

En réponse à « Nef à l’approche »

asaspie

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— Lève tes yeux de ton breuvage,
Tu dois contempler le rivage :
Je vois une nef à l’approche.
— C’est rien, des hommes blancs, sauvages.*

Si ils te parlent d’esclavage
Sache que c’est du lessivage
D’esprit, n’accepte aucun reproche,
Ils te conduiraient au ravage.

Pierrette

*Cochonfucius