Simple divagation

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Composition de l’auteur

Quand nous reviendras-tu, temps des métamorphoses ?
Temps des aimables trolls se promenant la nuit,
Des grandes beuveries dans les châteaux détruits,
Des prodiges sans nom, des miracles sans cause ?

Ce monde est bien austère, il est presque morose,
(Concernant, pour le moins, la partie où je suis).
On n’y voit plus l’ondine émergeant de son puits,
Ni la sirène au loin qui sur le roc se pose.

Mais ce temps lumineux, s’il revenait un jour ?
Temps des mages errants, aux surprenants parcours
Guidés par la comète au firmament, qui brille ;

Temps où les lendemains sont tissés d’inconnu,
Comme, risquant des mots sur son parchemin nu,
Un barde entend sa muse, imprévisible fille.

Cochonfucius

Horloge des archiducs

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image de l’auteur

Au manoir sont logés des héros de roman.
Les murs, dissimulés par des tentures mauves,
Ne peuvent retenir les instants qui se sauvent ;
L’horloge du salon les compte, posément.

Le défunt archiduc fut un homme clément,
Ce tranquille seigneur n’avait rien d’un grand fauve,
Lui qui se soumettait à son confesseur chauve
Dans les divers aspects de son comportement.

Un éclair estival, un hivernal flocon,
Aucun des deux n’atteint ce paisible cocon ;
Ici l’on ne suit pas le temps de la nature.

Regardant le cadran, les valets désireux
De vivre encore un peu, lisent les Écritures,
Croyant que quelque part l’archiduc prie pour eux.

Cochonfucius