Le lévrier et le tatou

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Disque de Salvator Dali

Compère lévrier, camarade tatou,
De quelle vérité portez-vous témoignage ?
L’un de vous est fort vif, tel est son apanage,
Mais l’autre a sûrement d’aussi puissants atouts.

Vous étiez l’autre jour, du côté de Chatou,
Sur un bel hippodrome aux élégants virages.
Lévrier, je t’ai vu explorer les parages,
Allant jusqu’à flairer la piste d’un matou.

Jacques Perry-Salkow, tout en vous observant,
Les lettres de vos noms s’en allait permutant ;
C’est un hobby auquel, souvent, il s’évertue.

«Le lévrier», dit-il, et «le tatou», ces mots
Vont pouvoir engendrer deux autres animaux
Que nous connaissons bien : le lièvre et la tortue.

Cochonfucius

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Valet de mort

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image de l’auteur

Humains, soyez heureux, la mort vous transfigure,
Nous pourrons oublier vos ennuis de santé ;
Je suis un fier valet, soit dit sans me vanter,
Je prends soin du trépas sans nulle forfaiture.

On doit toujours prévoir la fin de l’aventure,
La perte du bonheur, la fin de la beauté ;
Car cela fut écrit, jadis, dans un traité
Qui décrit notre vie et l’évoque en droiture.

De la Nécessité nous sommes les sujets ;
Nos corps impermanents, comme d’autres objets,
Ne dissimulent point leur essence fugace ;

Je suis le bon valet qui marche sous les cieux
Pour servir à leur gré les jeunes et les vieux ;
Et moi, tout comme un autre, il faudra que j’y passe.

Cochonfucius