En réponse à « Ambibouc d’azur et d’argent »

uddgpie

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Cet ambibouc n’est pas très sobre ;
Ne jetons pas sur lui l’opprobre,
Il nous invite à la taverne
Le jour de sa fête, en octobre.*

Au bridge, il remporte en trois robres
Puis se dirige vers Cantobre,
Le village perché où il hiverne,
Période où il est ultra-sobre.

Pierrette

*Cochonfucius

Sagesse du faisan

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Faisan plein de vertu sous tes nobles couleurs,
Ton désir au printemps toujours se renouvelle ;
Pagnol te préféra, certes, la bartavelle,
Celle-là, justement, que vante l’oiseleur.

Ton âme ne craint point le froid ni la chaleur,
Ni l’aquilon puissant, ni la bise cruelle ;
Ils ne font qu’aiguiser ta vie spirituelle,
Toute d’apaisement, loin du rire et des pleurs.

Tu n’es pas au labeur, tu n’es pas à la peine,
Tu entends le discours des muses souveraines,
Le bon Dieu te regarde et trouve que c’est bien.

Le faisan vit sa vie sans se prendre la tête,
Laissant les jours filer, comme font les poètes,
Aristote a chanté cet oiseau magicien.

Cochonfucius