Salamandre en Eden

abih

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Privé de ses humains, le jardin fut tranquille,
Ils s’étaient éloignés et le serpent aussi ;
Je ne regrette pas ces créatures viles,
Ma vie de salamandre est sans aucun souci.

Je ne vois pas les jours ni les saisons qui filent,
Je sais bien que Chronos est un dieu sans merci ;
L’âge a déjà rendu mes jambes malhabiles
Et mon oreille sourde, et mon coeur indécis.

Cette terre, pourtant, n’est pas abandonnée,
Même si l’infraction ne fut point pardonnée ;
En leur mémoire l’ont les mages d’Orient.

Je sais que bien plus tard, ils se mettront en marche
Pour aller saluer un enfant souriant ;
Le roi David, alors, dansera devant l’Arche.

Cochonfucius