Une infinité de mathématiciens assoiffés

Toile de Peter Black

Un mathématicien, s’adressant au serveur :
« Il me faut une pinte ». « OK, pas de problème ».
La seconde d’après, il en vient un deuxième.
« Demi-pinte pour moi », dit cet autre penseur,

Puis une infinité de matheux, fiers suiveurs :
Pour l’un, un quart de pinte, et pour l’autre, un huitième,
Les suivants, un seizième et un trente-deuxième,
Un sur deux puissance « n » pour chacun des buveurs.

Lecteur, si tu devais servir, un de ces soirs
Pareille infinité de clients trop rasoirs,
Saurais-tu bien gérer cette étrange contrainte ?

Le serveur, en tous cas, ne s’est pas démonté.
« Messieurs, leur a-t-il dit, vous pouvez recompter »,
Et sur le long comptoir, il a posé deux pintes.

Cochonfucius

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Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète breton.

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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