Les jardins zen

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Fief Seigneural Vassal de Veauce

Les  jardins zen ou « jardins secs » sont les plus caractéristiques du principe de simplicité du jardin japonais. Le plus connu est celui du monastère du Ryoan-ji (« Temple du repos du dragon »), construit dans la région de Kyoto vers 1500. Le jardin s’étend sur 200 mètres carrés: il est impossible pour l’observateur de percevoir les quinze pierres à la fois. Symboliquement, cela montre que la compréhension de l’univers ne peut se faire d’un coup.

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 D’argent chaussé d’or au caillou de gueules

Le jardin japonais

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Le blason d’Océane H. de la 4e1

 

Le jardin japonais contient toutes les saisons de l’année, tous les paysages du monde et toutes les émotions de l’âme. Le promeneur doit pouvoir changer de paysage à chaque pas.Le jardin japonais est conçu comme un tableau et reprend le principe des trois profondeurs de la peinture chinoise: un premier plan, un plan intermédiaire et un plan lointain.On appelle par ailleurs  » paysage emprunté » la technique qui permet d’intégrer au jardin la nature environnante. Par exemple, le jardin Murin-an à Kyoto s’ouvre sur une vraie montagne.

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D’or à trois cailloux d’azur posés l’un sur l’autre et accompagnés de deux fleurs de lotus de pourpre et de sept feuilles de sinople, le chef d’argent chargé de trois fleurs de lotus aussi, de sinople aux cantons et d’orangé en pointe.

Le cloître des chrétiens

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En Occident, au Moyen-Âge, le jardin est un refuge contre les dangers d’un monde violent.  Les jardins sont surtout présents dans les abbayes et les monastères.
Le cloître est une représentation du jardin d’Eden, le premier de tous les jardins pour les Chrétiens. Tout y est symbolique: la fontaine représente l’arbre de vie et les quatre allées les fleuves du Paradis, mais aussi la croix du Christ. Le cloître découpe un carré, comme le reflet d’une partie de ciel, qui manifeste ainsi la présence de Dieu.
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Fief Seigneurial Vassal de Véretz
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Écartelé d’azur et d’or à la croix ancrée de l’un en l’autre.

Aux origines du jardin

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Blason de Clairac

Le jardin d’Eden

Yahvé Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé. Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras. Le premier s’appelle Pishôn: il contourne tout le pays de Havila, où il y a l’or…
 La Bible de Jérusalem, « La Genèse », II,8-11, Editions du Cerf, 2014
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Blason de Roquevidal
Les jardins sont nés il y a 4000 ans en Perse, actuel Iran. Ils sont divisés en quatre carrés ou rectangles égaux qui représentent les quatre parties du monde. Les canaux qui les séparent et permettent l’irrigation s’écoulent en direction des quatre points cardinaux.
 En persan, le jardin était appelé pairidaêza, qui signifie « lieu clos ». Ce mot a été traduit par paradeisos en grec et a donné notre « paradis « . Dès les origines de l’humanité, le jardin a été conçu comme un clos, reflet du paradis.
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D’azur au soleil rayonnant d’or.
Écartelé d’or et d’azur.

Chateaubriand en Héraldie

Les deux rives du Meschacebé présentent le tableau le plus extraordinaire. Sur le bord occidental, des savanes se déroulent à perte de vue; leurs flots de verdure, en s’éloignant, semblent monter dans l’azur du ciel où ils s’évanouissent. On voit dans ces prairies sans bornes errer à l’aventure des troupeaux de trois ou quatre mille buffles sauvages.

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Quelquefois un bison chargé d’années, fendant les flots à la nage, se vient coucher parmi de hautes herbes, dans une île du Meschacebé. A son front orné de deux croissants, à sa barbe antique et limoneuse, vous le prendriez pour le dieu du fleuve, qui  jette un oeil satisfait sur la grandeur de ses ondes et la sauvage abondance de ses rives.

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Telle est la scène sur le bord occidental; mais elle change sur le bord opposé, et forme avec la première un admirable contraste. Suspendus sur le cours des eaux, groupés sur les rochers et sur les montagnes, dispersés dans les vallées, des arbres de toutes les formes, de toutes les couleurs, de tous les parfums, se mêlent, croissent ensemble, montent dans les airs à des hauteurs  qui fatiguent les regards. Les vignes sauvages, les bignognias, les coloquintes, s’entrelacent au pied de ces arbres, escaladent leurs rameaux, grimpent à l’extrémité des branches, s’élancent de l’érable au tulipier, du tulipier à l’alcée, en formant mille grottes, mille voûtes, mille portiques. Souvent, égarées d’arbre en arbre, ces lianes traversent des bras de rivières, sur lesquels elles jettent des ponts de fleurs. Du sein de ces massifs, le magnolia élève son cône immobile; surmonté de ses larges roses blanches, il domine toute la forêt, et n’a d’autre rival que le palmier, qui balance légèrement auprès de lui ses éventails de verdure.

Une multitude d’animaux placés dans ces retraites par la main du Créateur y répandent l’enchantement et la vie. De l’extrémité des avenues on aperçoit des ours enivrés de raisins, qui chancellent sur les branches des ormeaux;

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des caribous se baignent dans un lac; des écureuils noirs se jouent dans l’épaisseur des feuillages; des oiseaux-moqueurs, des colombes de Virginie, de la grosseur d’un passereau, descendent sur les gazons rougis par les fraises; des perroquets verts à têtes jaunes, des piverts empourprés, des cardinaux de feu, grimpent en circulant  au haut des cyprès; des colibris étincellent sur le jasmin des Florides, et des serpents-oiseleurs sifflent suspendus aux dômes des bois, en s’y balançant comme des lianes.

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François-René de Chateaubriand, Atala ou les amours de deux sauvages dans le désert, 1801.