La sublimation en Héraldie

La sublimation en Héraldie remonte au temps où Pasiphae était venue visiter l’Héraldie, c’était à la période antique de cette dernière. En ce temps-là donc elle s’accoupla au Taureau, mais au lieu d’engendrer un Minotaure, ce qui est déjà une épreuve pour ceux qui la vivent, elle en engendra trois. Immédiatement, les sages d’Héraldie pensèrent qu’elle avait rencontré trois Taureaux, mais non!  Après un interrogatoire minutieux, deux des trois présumés coupables jurèrent qu’ils n’étaient pas tombés dans le piège de Pasiphae et qu’ils avaient tout de suite remarqué qu’elle était bien sûr une femme  habilement dissimulée dans une vache d’airain. Le seul coupable était donc le troisième Taureau qui n’y avait vu que du feu, c’était le taureau de Mirabelle qui en était profondément blessée. Elle réalisa dès lors que son beau taureau n’avait en fait pas de cervelle et prit congé de lui.

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Au coeur de l’Héraldie, chapitre 2.

Moi, le Fringant papillon aidé de mes deux cannes: l’Espoir et la Responsabilité et fortifié par mon blason entièrement recoloré, je m’aventurai alors sur les chemins de l’Héraldie. Les Héraldiens qui m’apercevaient ne savaient pas s’ils devaient rire ou pleurer, en effet ma démarche était incroyable: j’ avançais par déplacement d’équilibre en m’appuyant sur mes deux cannes afin de ne pas tomber. La surprise que créait une telle démarche, incitait les Héraldiens à rire, mais d’autre part, on sentait en moi une telle détermination à aller plus loin malgré les difficultés que, quelque part j’inspirais le respect.
Sur les chemins de l’Héraldie, je songeais au fait que je n’étais plus vide, l’illusion qu’était Antoinette n’avait plus aucun pouvoir sur moi, mais il restait la souffrance d’Antoinette, celle-ci était bien réelle. Où était-elle passée? que devenait-elle maintenant que son image était brisée par mon regard? Il ne fallait pas l’abandonner mais la considérer telle qu’elle était, c’était le meilleur moyen de l’aider à continuer à vivre.
Je serrai mon blason contre moi ce simple geste m’incita à avoir sans cesse à l’esprit que j’existe, sentir que j’existe, exister enfin pour qu’Antoinette s’aperçoive que, quoi qu’il advienne, moi, le Fringant papillon j’étais toujours là, mais que sa vie ne dépendait pas de la mienne. Mais cette prise de conscience de la part d’Antoinette serait-elle suffisante pour qu’elle se reconstruise, prenne confiance en elle et puisse exister par elle-même enfin?

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Les pluvians en Héraldie

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  C’est au cours de la saison d’automne que les pluvians apparaissent en grand nombre en Héraldie. Ces oiseaux sont connus surtout pour leur courage. En effet on raconte qu’autrefois un pluvian n’hésita pas à se jeter dans la gueule ouverte d’un crocodile qui, touché par un tel comportement, n’a pas osé refermer ses mâchoires. Alors se produisit une sorte de miracle : le pluvian devint dentiste. Il nettoya de haut en bas toutes les dents du crocodile qui repartit joyeux et débordant de reconnaissance.

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La religion en Héraldie

Maladie, vieillesse et mort, tel est le fondement de toute religion. Pourquoi… pourquoi faut-il souffrir puis mourir ? Les Héraldiens se posaient souvent cette question et de même qu’il y a sept mers en Héraldie, il y a sept religions : Bouddhisme, Trollisme, Déisme, Polythéisme, Culte de la Rose, Culte du fils du charpentier, Culte du Coq d’or.

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Une fois par an, les sept représentants des sept religions se réunissaient car il fallait faire le point sur ces différents courants de pensée. Au cours de cette réunion annuelle, les débats n’en finissaient pas, chaque religion avait ses raisons d’être. Le représentant du Culte de la Rose soutenait que la beauté de l’esprit et du corps, symbolisée par la Rose de gueules tigée et feuillée de sinople, était une valeur fondamentale parce que le respect de l’autre commençait par le respect de soi-même et que sans respect de l’autre rien n’était possible, c’était donc le seul droit chemin possible. Le représentant du Déisme déclarait que si l’Héraldie existait c’est parce qu’un Horloger l’avait conçue et que par conséquent il fallait le vénérer même s’il était inaccessible. Le représentant du Bouddhisme, ne supportant ni la maladie, ni la vieillesse ni la mort, incitait les autres représentants à le suivre jusqu’au Nirvana, là où toute souffrance est abolie. Le représentant du Culte du Coq d’or se présentait comme le plus fier, le plus beau et le plus fort des représentants, il les invitait à le suivre en l’admirant, ainsi n’ayant plus qu’à lui obéir, leur vie serait beaucoup plus simple. Le représentant du Culte du Fils du charpentier, regardait les autres représentants avec Amour et se contentait de leur proposer de le suivre. Le représentant du Polythéisme, parfois se mettait en colère et menaçait de les foudroyer tous, eux et leurs stupides théories puis il se ressaisissait et se contentait de les raisonner en les incitant tout simplement à ouvrir les yeux , à regarder autour d’eux, les eaux, les plantes, les vents…il leur assurait qu’ainsi il trouverait le sens de leur existence. Le représentant du Trollisme, traînait souvent à côté du buffet car il profitait de la collation qui était servie au cours de cette réunion des sept représentants des sept religions, puis il se rappelait qu’il fallait qu’il dise quelque chose alors il déclarait : « Vivons puisque nous sommes vivants et construisons des menhirs et des dolmens pour honorer la Vie »

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La véritable histoire de Maître Coq, le Fils du Soleil, ou l’Oiseau de l’Aube, sans oublier le Coq Céleste.

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C’est par un beau matin du doux mois de mai qu’est né Maître Coq, d’une couvée de dix œufs. Sa mère, Dame Poule eut fort à faire pour élever ses dix poussins. Maître Coq était le seul mâle de la couvée, sa mère l’adorait et ne cessait de répéter « Tu es mon trésor, tu es une lumière ». C’est ainsi que Maître Coq crut très tôt qu’il était le fils du Soleil. Son père était le chef incontesté d’une belle basse-cour en plein cœur d’Héraldie. Il gouvernait si bien que toutes les poules en étaient folles, le jeune Maître Coq l’observait et songeait qu’un jour ce serait lui qui tiendrait cette digne place de chef incontesté.

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L’Ange égaré en Héraldie

Un jour quelconque on vit en Héraldie un bel ange plus lent que les autres, s’égarer. Les autres étaient repartis par la grande porte et il resta seul, survolant la contrée. Le Lion héraldique l’a bien sûr tout de suite repéré mais que faire ?
« Que ce pays est beau ! se dit l’ange, partout j’y retrouve les merveilles des cieux, cependant je ne puis rester ici, ce n’est pas correct! Bon, dans l’immédiat, je vais laisser glisser le Temps autour de mon corps divin. »
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