En réponse à « Un chevalier précaire »

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Croisé d’un dieu sans envergure,
Seigneur à la triste figure,
J’ai pour compagnons sur ma route
Des corbeaux de mauvais augure.*

Dans le ciel tout se transfigure,
S’étire et se reconfigure,
Quand vient le vent, c’est la déroute!
Pour n’importe quelle envergure.

Pierrette

*Cochonfucius

L’apôtre Coquillard

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Il n’a point le talent de prévoir les orages
Mais peut, d’une parole, apaiser la douleur ;
Cet apôtre n’est pas un oiseau de malheur,
Son verbe est plus vaillant que force ni que rage.

Dans Babylone, il a prié sur les rivages
Et l’encre sous sa plume a diverses couleurs ;
Les buveurs du quartier le voient comme un des leurs
Car à la tavernière il parle sans tapage.

Cet apôtre est subtil : il nous raconte, au lieu
De la réalité d’un évanescent dieu,
Celle des inspirés qui s’en vont à sa quête.

Je trouve une sagesse au reflet de ses yeux
Qui de nombreuses fois m’ont permis de voir mieux :
Ce lumineux apôtre, il vaut tous les prophètes.

Cochonfucius

En réponse à « Un oiseau qui ne pense rien »

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Je n’ai de pensées que mes rêves
Et que des reflets sur les grèves ;
Mon chant n’est pas élaboré,
Ce ne sont que des notes brèves.*

Jour et nuit j’écris, sans trêve,
Si bien que mes pensées s’embrèvent
Rien ne pourrait les séparer
Elles sont logées dans mes rêves.

Pierrette

*Cochonfucius